• Séniors A
  • Séniors B
  • Séniors C
  • Séniors à 7
  • Vétérans
  • U19
  • U18
  • U15
  • U13 A
Dernier match
Aucun match
programmé actuellement
- : -
Séniors A
Classement non disponible actuellement
Prochain match
Aucun match
programmé actuellement
- : -

Interview de Julien CARDY

Interview audio :

Interview textuelle :
Davy PALLU : JULIEN, peux tu commencer par te présenter …
Julien CARDY : Je m’appelle Julien CARDY, j’ai 27 ans, je suis originaire de Pau, c’est pour cela que j’ai évolué dans la région avant de partir pour Nantes à 15 ans. J’ai joué jusqu’à l’âge de 15 ans à Bourbaki. J’ai passé pas mal d’années dans ce club là et je garde de très bons souvenirs. J’ai quitté le club pour rentrer dans le centre de formation du Football Club de Nantes.

D.P : Peux tu nous décrire ton début de carrière ?
J.C : J’ai quitté ma région natale et Pau pour partir à l’âge de 15 ans au centre de formation du Football Club de Nantes. J’ai fait mes classes là bas pendant quatre ans avec les 15 ans puis les 17 ans et deux ans avec l’équipe réserve, pour au final ne pas signer professionnel à Nantes.
J’ai par la suite signé au Toulouse Football Club où là je suis arrivé pour terminer ma formation en équipe réserve en CFA. Du fait de sa double rétrogradation de la Ligue 1 en National, le club s’est appuyé un peu plus sur les jeunes. C’est à ce moment là que j’ai pu commencer réellement ma carrière professionnelle avec une première année à Toulouse en National, puis ont suivi cinq autres années où on a connu de très bons moments. J’ai connu deux montées successives de National en Ligue 2 et de Ligue 2 en Ligue 1, puis le club est resté trois années en Ligue 1. J’ai ensuite fait mes valises pour rejoindre le Football Club de Metz où je joue depuis trois ans et dans lequel j’ai alterné le fait de jouer en Ligue 1 et en Ligue 2.

D.P : Mes questions vont suivre ton évolution. On va commencer par Bourbaki, pourquoi avais tu fait le choix du F.A.Bourbaki ?
J.C : Ce n’est pas le premier club que j’ai fait à Pau car j’ai commencé le foot plus tôt que prévu comme mon frère en faisait. Le seul club qui pouvait m’accueillir du fait de mon jeune âge était un club un peu concurrent, la J.A.B. J’y suis resté juste deux ans à l’âge de 5-6 ans, et ensuite je suis très vite venu au F.A.B où j’ai commencé à jouer avec mon frère.

D.P : Quel a été ton meilleur souvenir avec ces couleurs ?
J.C : Il y en a plein. Ce que je me rappelle surtout quand je jouais à Bourbaki, c’était tous les tournois qu’on faisait en jeunes car il y avait une très bonne ambiance. Tous les parents suivaient leurs enfants, ils s’entendaient aussi bien que les joueurs de l’équipe. C’est surtout ces souvenirs là de tournois qu’il me reste. Après c’est vrai qu’on a fait de très bons parcours en coupe d’Aquitaine. A la tête de l’équipe, c’était mon père. On avait une très bonne équipe, il y avait certains joueurs qui se retrouvaient en sélection départementale et régionale, ça voulait dire qu’il y avait de la qualité dans ce groupe.

D.P : As-tu gardé contact avec des joueurs ou des dirigeants ?
J.C : Très peu. J’ai eu mon père comme dirigeant, donc par la force des choses bien sur que j’ai encore contact avec lui. Après les autres entraîneurs, j’ai des nouvelles par l’intermédiaire de mon père. Au niveau des joueurs, j’ai continué mon chemin avec Mathieu AERNOUDT, qui avait aussi fait le chemin de la J.A.B vers le F.A.B, puis nous sommes partis ensemble à Nantes. J’ai eu donc pas mal de contact avec lui mais un peu moins ces dernières années. Ensuite j’ai revu également Sébastien ZOZAYA et Yann CAZABAN qui avait joué avec moi les deux dernières années où j’étais à Bourbaki, mais pour les autres très peu voire pas du tout.

D.P : As tu un conseil pour les jeunes du F.A.Bourbaki qui nous écoutent ?
J.C : Le conseil que j’ai à donner, si je peux en donner, c’est que lorsqu’on évolue dans une équipe de jeunes on ne pense pas à faire une carrière en tant que footballeur professionnel, c’est d’abord la passion qui prédomine. Il faut venir aux différents entrainements et aux matchs les week-ends avec l’envie qu’un jeune peut avoir, et surtout prendre du plaisir et s’amuser avec ses copains.

D.P : Après tu as rejoint les rangs du Toulouse Football Club, tu étais parmi les cadres de l’équipe, qui ont fait remonter le TFC. Quel souvenir tu gardes de cette époque avec ses “pitchouns” comme on vous appelait ?
J.C : Quand je suis arrivé à Toulouse, c’était délicat car j’avais un peu failli en ne signant pas professionnel à Nantes. Donc quand j’y suis arrivé, effectivement, j’ai joué en équipe réserve et je faisais déjà quelques apparitions avec les professionnels, enfin surtout beaucoup de stages avec eux. Dans le malheur qu’a connu le Toulouse Football Club, ça a été pour nous, jeunes joueurs, un coup de pouce du destin puisque le club s’est appuyé sur nous, dès cette année de National, et on a réussi avec un gros travail à remonter de suite en Ligue 2. C’était vraiment une année extraordinaire puisque c’était la première année dans ce milieu professionnel même si le National est un petit peu une sous-chambre du milieu professionnel. On avait une lourde responsabilité qui était de faire remonter immédiatement le club en Ligue 2 sinon le club coulait. A l’âge de 18 ans avoir de telles responsabilités permet de forger un caractère plus rapidement. Et l’année suivante, en Ligue 2, on a aussi réussi à faire une année extraordinaire pour remonter de suite en Ligue 1. C’est pour cela que les deux premières années à Toulouse ont été fabuleuses du point de vue des résultats et de l’ambiance. Ensuite, j’ai commencé à connaitre la Ligue 1 qui est quelque chose de très important et qui permet de rencontrer les grands clubs qui nous faisaient rêver quand on était petit.

D.P : Comment s’est passé ton adaptation à Metz, dans le club et la région ?
J.C : Mon adaptation s’est faite très rapidement. Je suis parti de Toulouse pour pouvoir connaitre autre chose, parce que c’est vrai qu’au bout de 6-7 ans, lorsqu’on reste dans le même club, il y a une forme de lassitude qui s’installe. Quand je suis arrivé à Metz, j’étais très content même si je passais de Ligue 1 à Ligue 2, d’un autre côté ça me permettait de connaître autre chose et de pouvoir avoir du temps de jeu. Cela s’est avéré un choix assez bon puisqu’on a connu une très bonne saison aussi durant de la saison 2006/2007 en Ligue 2 avec le Football Club de Metz. Cela nous a permis de faire remonter le club en Ligue 1 et puis moi je me suis très bien senti cette saison, j’ai marqué six buts ce qui m’était jamais arrivé aussi.  C’était tout bénéfique pour moi et puis après malheureusement j’ai connu une saison un peu plus délicate la saison d’après.

D.P : Comment l’as tu vécu cette saison ?
J.C : Difficilement parce que j’étais frustré de pas pouvoir profiter des efforts qu’on avait fourni pendant l’année de Ligue 2 pour pouvoir connaître à nouveau la Ligue 1. Malheureusement, une blessure ne m’a pas permis de continuer sur ma lancée, c’était vraiment frustrant. Le fait de connaître une blessure aussi longue (cela ne m’était jamais arrivé auparavant) j’ai du faire face un petit peu différemment, vraiment prendre sur moi et me dire que des jours meilleurs arriveraient.

D.P : J’ai pu voir à travers plusieurs reportages comme le challenge téléfoot, que tu aimais bien chambrer. Je vois qu’il y a une bonne ambiance dans ce groupe, peux tu nous en parler ?
J.C : Dans tous les clubs où je suis passé c’est vrai qu’il y a toujours eu une bonne ambiance, c’est vraiment un point très important. Le fait de bien s’entendre déjà en dehors du terrain ça se ressent après quand on est sur le terrain car on a envie de jouer avec les autres. Me concernant j’ai pas de difficulté à aller vers les autres, à pouvoir discuter, parler de choses quand ça va mal et également parler de choses quand tout va bien, de pouvoir faire quelques conneries avec ses coéquipiers, de faire quelques blagues et de chambrer. C’est un petit peu dans ma nature donc je ne me force pas ça vient tout naturellement. C’est quelque chose qui me tient à cœur pour pouvoir, comme je le disais, entretenir une bonne ambiance.

D.P : Quels sont tes objectifs personnels pour cette saison avec le Football Club de Metz ?

J.C : C’est d’une part de faire mieux que ce qu’on a fait durant la première partie de saison, pour arriver à l’objectif ultime de faire remonter le club en Ligue 1 comme c’était le cas il y a deux ans. Pour l’instant on est pas dans une mauvaise situation, on n’est pas dans les 3 premiers mais on est tout proche. On sait ce qu’il nous reste à faire, une deuxième grosse moitié de saison, pour d’une part permettre au club de regoûter au plaisir de la Ligue 1, et pour les joueurs, se montrer, se mettre en avant et vraiment prendre du plaisir ensemble pour que les résultats positifs en découlent.

D.P : Je vais te poser des questions rapides, tu donneras une explication pour chaque réponse

D.P : Dans quel(s) domaine(s) penses-tu devoir t’améliorer ?

J.C : Dans le domaine offensif et dans la percussion, oser plus quand j’ai le ballon.

D.P : Quel est ton surnom ?
J.C : Il y en a plusieurs: “Dave” par rapport à la coupe de cheveux, après c’est tout simple c’est “JuJu”.

D.P : Quel est ton meilleur souvenir de match ?

J.C : Comme j’ai connu pas mal de montées, j’en ai beaucoup et je ne peux pas spécialement les dissocier. Ce sont surtout les matchs qui nous ont permis de monter. Je pense au match à Angers, quand j’étais à Toulouse, qui nous a permis de monter en Ligue 2; au match à Reims quand on était en Ligue 2 qui nous a permis de monter en Ligue 1. Le match avec Metz à Amiens où on a gagné à six journées de la fin on savait déjà qu’on montait, cela était l’aboutissement d’une saison extraordinaire. Et après, pour en rajouter un, plus personnel, le match contre Strasbourg, un derby Metz - Strasbourg où on avait gagné 4 - 1, où j’ai mis mon premier doublé depuis le début de ma carrière professionnelle.

D.P : Quel est le coéquipier avec qui tu t’es entendu le mieux ?
J.C : Que ce soit en dehors ou sur le terrain, je dirais Thibaut GIRESSE.

D.P : Quel est l’adversaire qui t’a le plus impressionné ?

J.C : Il y en a pas mal. Lors de ma première année en Ligue 1 avec Toulouse, le premier match que j’ai fait, à Paris, celui qui m’a beaucoup impressionné c’était Gabriel HEINZE.

D.P : Quel est le joueur que tu aurais aimé affronter ?
J.C : Pourquoi pas MESSI mais j’aimerais plutôt être avec lui que contre lui par contre.

D.P : J’ai sélectionné un but que tu avais marqué avec Toulouse, contre Lens lors de la saison 2003/2004. A ton sens est ce ton plus beau but ?

J.C : Vu que déjà j’en ai pas marqué beaucoup, même si le nombre s’est un petit peu étoffé depuis que je suis à Metz, c’est sans aucun doute le plus beau but que j’ai marqué depuis le début de ma carrière.

D.P : Voilà je pense qu’on a fait le tour, as tu un petit mot à rajouter ?
J.C : Je souhaite que tu t’occupes bien du site. Je souhaite une longue vie au site et que les gens qui gravitent autour du club de Bourbaki soient heureux d’avoir en ligne quelque chose qui leur permettent de pouvoir suivre les joueurs qui sont passés ou tout simplement la vie du club.

D.P : C’est gentil. En parlant de site, cela t’arrive d’aller le voir?
J.C : Je ne suis au courant que depuis très peu, mais curieux comme je suis, j’irais jeter un coup d’œil.

D.P : On attend tes commentaires judicieux sur le forum.
Julien, je te remercie énormément, ainsi que Paul qui m’a permis de réaliser cette interview. Je te souhaite une remontée en Ligue 1 du côté de Metz, où on suivra de près tes performances.

Son plus beau but :